13 victimes du Softenon réclament des millions d’euros à l’Etat
A la Une, Santé, Société Ajouter un commentaireLa citation met en cause la responsabilité de l'Etat belge entre 1957 et 1962 pour avoir mis "en vente libre" la thalidomide, commercialisée en Belgique sous le nom de Softenon, sans "avoir mis en oeuvre aucun dispositif quelconque susceptible de protéger l'utilisateur contre un tel empoisonnement", précise le quotidien.
En février 2010, la ministre de la Santé avait annoncé la création prochaine d'une Fondation pour les victimes de la thalidomide, dotée de 5 millions d'euros, mais celle-ci n'avait pas vu le jour en raison de la chute du gouvernement en avril.
Le montant de cinq millions d'euros par personne est "parfaitement justifié pour qui vit depuis 50 ans dans des conditions infernales", a estimé l'avocat des plaignants, neuf femmes et quatre hommes âgés de 46 à 51 ans.
La thalidomide a été commercialisée à partir de 1956 comme sédatif pour soulager les nausées des femmes enceintes. Largement utilisée dans le monde, elle a eu de terribles effets sur l'embryon : des dizaines de milliers d'enfants sont nés avec des segments de bras ou de jambes manquants, des mains ou des pieds directement rattachés au tronc.
AFP
Treize victimes belges du Softenon, un médicament à l'origine de nombreuses malformations, ont assigné l'Etat belge en justice et lui réclament chacune 5 millions d'euros, a rapporté mercredi le journal La Dernière Heure.
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